Le rôle politique des chercheur·e·s en sciences sociales

Maryvonne Charmillot, Université de Genève
Publié en ligne: 15 février 2016

En 2013, Geneviève Petitpierre et ses collègues ouvraient la discussion au sujet de la nécessité de négocier les principes éthiques énoncés dans les chartes universitaires, notamment lors de recherche avec des personnes présentant une déficience intellectuelle.

Suivant la posture construite par Florence Piron, qui consiste à penser la recherche en sciences sociales à partir d’une responsabilité politique pour autrui, la présente discussion élargit l’analyse en soulignant l’importance d’expliciter les conceptions de la citoyenneté présentes dans la recherche en sciences sociales, à savoir une citoyenneté individualisée à laquelle correspond une éthique standardisée, et une citoyenneté collective, orientée vers la construction du bien commun et relative à une posture éthique responsabilisante. L’auteure invite ainsi à dépasser l’éthique officielle, en questionnant les conceptions du monde social ou du vivre-ensemble qui se dégagent des options épistémologiques et méthodologiques adoptées.

[En réponse à Petitpierre et al. 2013: Aller au-delà de l’alibi.]