Laufende Forschungen

Ausgabe 21

Swiss(ness) Made in (Greater) China

Ou les mécanismes de la globalisation

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Hervé Munz

Dans le but de comprendre en quoi les dynamiques de mobilité transnationale sont constitutives de l’horlogerie helvétique et de son succès, je mène une recherche postdoctorale sur la circulation des montres «Swiss made» et l’organisation de leur service après-vente (SAV) à l’échelle internationale. Cette recherche se situe à la croisée de l’anthropologie des savoirs et des techniques (Geslin 2002, Marchand 2009), de l’anthropologie de la globalisation (Appadurai 1997, Conte, Giordano et Hertz 2003, Abélès 2008), de la socio-histoire des marques et de la valeur «luxe» (Lury 2004, Sougy 2013) et de la sociologie économique de l’industrie horlogère (Marti 1996, Hanssens 2008, Jeannerat 2012). Dans ce cadre-là, je m’intéresse à la transmission des savoirs que j’appréhende de manière processuelle et non dualiste. Au vu de l’importance que l’Asie revêt désormais pour les montres helvétiques, j’étudie plus spécifiquement les initiatives que différents groupes d’individus organisent à partir de la Suisse pour transférer les compétences relatives à l’entretien et à la réparation de ces items en Grande Chine et en particulier, à Hong Kong (HK).

Hervé Munz est docteur en anthropologie de l’Université de Neuchâtel. Après la défense d’une thèse sur la transmission et
la patrimonialisation de l’horlogerie en Suisse, il a obtenu une bourse du FNS pour réaliser une recherche postdoctorale de dix-huit mois sur les rapports entre l’industrie horlogère helvétique et la Grande Chine. Il est actuellement chercheur invité au Hong Kong Institute for the Humanities and Social Sciences de l’Université de Hong Kong et à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres.
hervemvunz@unine.ch