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Cover 12/2007
Ausgabe 12/2007
Dossier

In anderen Umständen
Maternités Extra-Ordinaires


Koordination: Saskia Walentowitz
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Seite 24
Saskia Walentowitz
Im Anderen Umstanden : Einleitung
Maternités extra-ordinaires: Introduction
Was soll man unter einer «ausser-gewöhnlichen» Schwangerschaft verstehen, wo sich doch schon eine «gewöhnliche» Schwangere «in anderen Umständen» befindet? Die Sozialwissenschaften geben auf diese Frage kaum eine Antwort, schon zumal sie sich bislang nur wenig für die persönlichen Erfahrungen werdender Mütter interessierten. Sie folgen in ihren Ansätzen eher der Objektivierung von Schwangerschaft durch ihre Medikalisierung − ungeachtet der Tatsache, dass die «somatische Wahrheit» der Schwangerschaft vor der frühen Aufspürung des Hormons HCG einzig bei der Wahrnehmung der Frauen lag und, in Abwesenheit medizinischer Test, auch heute noch liegt (Duden 2002). Anstelle der Erfahrungen und Empfindungen der Mütter (sowie der Väter) thematisieren Sozialanthropologen in der Mehrheit die unterschiedlichen gesellschaftlichen Haltungen gegenüber Schwangeren und Gebärenden, welche überall in der Welt einer Vielzahl von Nahrungs- bzw. Sexualtabus und anderen Verhaltenseinschränkungen unterliegen (Bartoli 1998). Gemäss einer in den verschiedensten Kulturen häufig zu findenden Ansicht verstossen Frauen «in anderen Umständen» nahezu per definition gegen gesellschaftliche Normen − vom Heisshunger auf unrechte Nahrungsmittel bis hin zum Verbrechen (Delaisi de Parseval und Lallemand 2001). Fast ist es, als ob sich das Verhalten einer Frau ohne monatliche Regel zwangsläufig dereguliere (ibid.: 92).
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Seite 41
Bernadette Tillard
Marginalité ou stigmatisation
Etude ethnographique sur la naissance en milieu urbain
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Dans cet article, j’interrogerai le statut de ces grossesses et de ces naissances en les rapportant à la question de la norme. Peut-on considérer ces naissances comme des naissances marginales? En effet, le terme marginalité «emprunte cette image spatiale de la périphérie par rapport au centre pour caractériser le degré d’appartenance
et d’intégration sociale». Il nous faut donc en même temps considérer les frontières de la société et ce qui se situe en son coeur, c’est-à-dire le
phénomène qui s’y rencontre le plus fréquemment, «celui qui paraît convenable dans une société et dans un groupe et dont la non-observance entraîne une sanction ou une
désapprobation».
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Seite 53
Séverine Gojard
L'accompagnement des futures mères aveugles en région parisienne
La construction de compétences maternelles, entre dramatisation et banalisation
kjh kjh kjh kjh kjh kjh L’annonce d’une grossesse est généralement conçue comme un événement positif. Dans certaines familles, cependant, elle est source de consternation. C’est ce que racontent des femmes aveugles rencontrées avant ou après la naissance de leur(s) enfant(s). Aux craintes, fondées ou non, énoncées par les familles quant à la transmission du handicap visuel s’ajoutent des inquiétudes liées à un soupçon plus ou moins explicite d’incompétence maternelle, qui renvoient également à la difficulté de transmettre un savoir-faire de soins aux nourrissons à une future mère non voyante. De telles incertitudes sur les compétences maternelles et sur les moyens d’y remédier se rencontrent également chez les professionnelles1 de la santé et des services sociaux.
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Seite 61
Christine Gruson
Maternité et handicap mental
Le regard paradoxal des professionnel·le·s
kjh kjh kjh kjh kjh kjh En France, s’il est une expérience de parentalité qui relève d’un impensé, c’est bien celle de l’expérience de maternité conjuguée au handicap: comme pour toute maternité vécue en situation extrême, elle favorise des points de vue souvent excessifs de part et d’autre, lesquels témoignent du tiraillement permanent entre eugénisme et respect des décisions des mères handicapées (Moyse 1998; Diederich 1998a, 1998b, 2000). Etiquetées, ces dernières sont encore objet de discours alarmistes bien que les personnes en situation de handicap défendent désormais leur droit à la vie avec leurs différences (Mériau 2003; Siegrist 2006)1. Sur le plan institutionnel et dans le champ de l’action sociale, les grandes lois d’intégration (Loi d’orientation de 1975, Rapport Lasry en 1982, Lois de janvier 2002 et de février 2005)2 ainsi que la dynamique d’ouverture des institutions d’accueil spécialisées leur ont permis de bénéficier de conditions d’existence dans la communauté qui se rapprochent des conditions ordinaires. Mais pour les personnes en situation de handicap mental, être parent se révèle être une situation complexe sur le plan légal: on considère qu’elles sont responsables de leurs enfants, mais qu’elles ne le sont pas, par exemple, de leur propre patrimoine.
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Seite 73
« Faire l'île d'Yeu » ou les limbes de la parentalité
kjh kjh kjh kjh kjh kjh C’est en réalisant une recherche ethnographique (2000– 2002) auprès d’un service appartenant au système français de protection de l’enfance, que j’ai fait connaissance des enfants, des femmes et des travailleurs sociaux qui seront référés dans cet article. Pour les premiers, ce service est un lieu de résidence provisoire où, pendant une période qui peut varier de quelques mois à plusieurs années, ils sont suivis quotidiennement par une équipe éducative. Les enfants (jusqu’à treize ans) y sont placés par mesure administrative ou judiciaire et accompagnés d’un des parents puisque l’association définit comme population cible de son intervention les familles dites monoparentales en difficulté. Une dernière caractéristique particularise davantage ce service: il s’agit du fait qu’il est situé sur une des îles de la côte ouest de la France – l’île d’Yeu – de sorte que la résidence dans l’institution sous–entend un déplace- ment pour ces familles venues, pour la plupart, des cités de la banlieue parisienne. Et de fait, la topographie de ce lieu d’accueil produit, avec le milieu social d’origine, une coupure plus marquée que dans d’autres contextes, ce qui renforce l’aspect de marge que revêt ce cadre où s’enchevêtrent l’espace géographique de l’île et l’espace institutionnel.
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Seite 82
Julia Pauli
Zwölf-Monats-Schwangerschaften
Internationale Migration, reproduktive Konflikte und Weibliche Autonomie in einer Zentralmexikanischen Gemeinde
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Nach einer schwierigen Geburt sei Marias Kind jetzt da, berichtet Fransisco mit einem ironischen, fast anzüglichen Lächeln. Wir befinden uns in Fransiscos und Annas Küche. Seit Juni 1996, dem Beginn meiner Feldforschung im Valle de Solís, Zentralmexiko, besuche ich die beiden regelmässig. Sie leben, wie Maria, in der 165 Haushalte umfassenden Gemeinde Pueblo Nuevo. Migration ist seit Jahrzehnten ein fester Bestandteil der dortigen wirtschaftlichen Überlebensstrategien. Bis etwa Mitte der 1990er Jahre haben die MigrantInnen vor allem in Mexiko-Stadt nach Arbeit gesucht. In den letzten Jahren ist der Anteil der illegalen Migration in die USA stark angestiegen (Pauli 2000; Pauli 2002).

Fransisco setzt seine Reflektionen über Marias schwierige Schwangerschaft fort. Es sei nicht erstaunlich, dass es Maria so schlecht ginge, schliesslich hätte sie ihrem gerade aus den USA zurückgekehrten Mann Pedro erklären müs- sen, warum sie anstelle von neun zwölf Monate schwanger gewesen sei. Anfang Januar sei Pedro in die USA gegangen und jetzt habe Maria ein Jahr später ein Kind geboren. Dann lacht Fransisco und erklärt «Hijos de doce meses, aquí les tenemos! – Zwölf-Monats-Babys, so etwas gibt es hier!». Fransiscos Frau Anna ergänzt «Was für ein Glück für Maria, dass sie nicht bei ihrer Schwiegermutter wohnt!».
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Seite 93
Deborah Blizzard
When Heartless Babies Are Disposable Tissue
Maternal Reactions To Acardiac Twinning
kjh kjh kjh kjh kjh kjh This article investigates maternal reactions to the rare fetal condition, acardiac twinning, in which one identical twin develops properly while the other twin develops without a fully formed heart and, at times, without arms or a head. Unfortunately the existence of the malformed twin (the acardius) endangers the co-twin (here also called fetus) because the two are unable to exchange blood in the appropriate proportions through the shared placenta. In essence the viable co-twin’s heart acts as a pump for the two which leads to the deterioration of the fetus. If the condition is not abated, the likelihood of the demise of the co-twin is increased. To save the viable twin physicians use fetoscopy (in utero fetal surgery) at the mid-gestation stage to ligate (tie-off or otherwise separate) the umbilical cord leading to the malformed twin. Following surgery, both twins remain in utero until their eventual birth. Based upon my eleven month fieldwork at a US hospital developing fetoscopy (for acardiac twinning as well as other rare fetal conditions) and on interviews with patient-mothers who underwent surgery, I reached the conclusion that it was not always clear what an acardius meant to the patient-mother, to her family, and even to the ethnographer.
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Seite 104
Didier Lett
Postface
Grossesses « extra-ordinaires » et grossesses « normales » aux XIIIe - XVe siècles
kjh kjh kjh kjh kjh kjh A Burgos, en 1386, âgée de 10 ans, la duchesse Marie de Berry (fille du duc de Berry et de Jeanne d’Armagnac, nièce du roi de France, Charles V) épouse Louis de Châtillon, comte de Dunois qui décède cinq ans après. En 1392, âgée de 16 ans, elle se remarie avec Philippe d’Artois, comte d’Eu qui meurt en 1397 en lui laissant quatre enfants (nés entre 1394 et 1397). En 1400, en troisième noces, elle épouse Jean 1er, duc de Bourbon. Le couple a trois enfants. Jean est fait prisonnier par les Anglais à la suite de la bataille d’Azincourt (1415) et meurt en captivité en 1434 sans jamais avoir revu Marie qui décède, elle aussi, la même année. Primipare à 18 ans, sept fois enceinte, trois fois séparée de ses époux successifs par la mort ou par la guerre, peut-on dire que Marie a connu des grossesses extraordinaires? Non car son exemple n’a rien d’exceptionnel dans les derniers siècles médiévaux. Comme le montre l’ensemble des contributions de ce numéro, la notion d’extraordinaire appliquée à la grossesse est une valeur très relative. Une grossesse peut même être jugée marginale à l’échelle d’un pays et normale à l’échelle d’un quartier (Tillard). Chaque société ou micro- société, en effet, élabore ses normes et ses marges par rapport à la grossesse, preuve que ce processus qui transforme une femme en mère n’est pas un fait biologique mais une construction variant dans l’espace et dans le temps.
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Seite 6
Alessandro Monsutti
Les gueules noires du Baloutchistan
Regards sur la migration afghane au Pakistan
Mon premier véritable contact avec des Afghans remonte à 1993. De juillet à octobre, un groupe de quatre étudiantes et de deux étudiants de l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel dont je faisais partie a effectué un séjour de recherche à Quetta, la capitale du Baloutchistan pakistanais, sous la direction de Pierre Centlivres et de Micheline Centlivres-Demont. Notre but général était d’étudier les processus migratoires et l’intégration des Afghans qui avaient quitté les camps de réfugiés pour s’établir en milieu urbain. J’avais prévu de travailler plus spécifiquement sur la dimension politique des pèlerinages religieux, mais le hasard des rencontres me conduisit à visiter les mines de charbon de la région. Cette expérience fut déterminante pour moi et réorienta toutes mes recherches futures, qui portèrent dès lors sur les réseaux migratoires des Hazaras, un groupe minoritaire originaire du centre de l’Afghanistan bien représentés parmi les mineurs. Vu le rôle que cette première rencontre avec les gueules noires du Baloutchistan a joué dans mon itinéraire personnel, j’ai conçu cet article comme un hommage visuel à leur courage.
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Seite 108
Isabelle Rey, Séverine Rey
Tiroir aux photos, mémoire à tiroirs
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Elle vivait entourée de photos représentant tour à tour ses parents, elle-même dans son jeune âge, ses enfants, petits- enfants et arrières-petits-enfants. Et aussi du portrait de toute la famille réunie à Noël: une photo désormais traditionnelle, qui chaque année venait remplacer celle de l’an écoulé. Une photo posée, comme au bon vieux temps.
Elle, c’est notre grand-mère. A la suite de son décès, il a fallu vider la maison, trier, décider de jeter ou de garder... Lors de ces rangements, nous avons notamment trouvé un tiroir de secrétaire rempli de photos. La mort d’une personne chère, d’autant plus lorsqu’elle correspond à la disparition d’une génération, est souvent l’occasion d’une réflexion sur le passé familial et sur les origines. Des traces de vie, telles ces photos, ressurgissent et interrogent la mémoire, le rapport affectif et identitaire.
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Seite 153
Michele Galizia
Fremde Nähe - Nahe Fremde ?
Der Wohlensee so Nah und doch so Fern
kjh kjh kjh kjh kjh kjh «Nur fünf Kilometer vom Berner Stadtzentrum entfernt tut sich am Wohlensee eine faszinierende Welt auf». Mit diesen Worten führte Der Bund seine «Sommerserie» ein. Vom 10.–29. Juli 2006 berichtete ein Redaktionsteam vom Campingplatz Eymatt aus über den Wohlensee. Von allen Seiten wurde der See beschrieben, besprochen, fotogra- fiert – nur kaum vom See aus selber.
Fischer, Ruderer, Kanuten, Bootsleute – vielfältig ist das Seevolk. Besucher laufen den Ufern entlang, tauchen im Sommer auf, und manchmal ab, bleiben aber, selbst wenn sie unsere Nachbarn sind, in dieser Wasserwelt Fremde. Und so blicken die Journalisten vom Ufer auf den See, suchen diesen mit blumiger Sprache zu ergründen und bleiben doch Aussenseiter. Auf dem Wasser hingegen ist man mitten drin, treibend, fliessend. Vom Wasser aus erscheinen die vorbeihuschende Gestalten am Ufer fremd, in kauzigen Verrenkungen erstarrt.
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Seite 172
Françoise Grange Omokaro
Graffitis
Ecriture d'une jeunesse en mouvement à Bamako
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Le mode d’écriture et de représentation visuelle des graffitis est à la fois signifiant et cryptique. Il «dévoile» une forme d’expression dans l’espace public et révèle ainsi une entité sociologique que l’on appelle la jeunesse. En même temps il «voile», à la façon de l’œuvre d’art, les intentions de ses auteur·e·s et il faut alors tenter un déchiffrage de cette esthétique populaire pour mettre à jour les constructions identitaires qui fondent cette culture de la rue. Dans cet essai, je présente une démarche de décodage des graffitis de la jeunesse de la capitale de Bamako au Mali.

C’est également sur ce paradoxe que va se faire la rencontre entre les graffitis et l’ethnologue à l’occasion d’une recherche sur les stratégies amoureuses et sexuelles des jeunes Bamakois·e·s. Nous sommes en été 2005, je marche dans un quartier périphérique de Bamako pour me rendre à des entretiens avec des acteurs locaux. Sur le chemin se dresse le mur d’enceinte d’une Institution spécialisée pour enfants handicapés et je l’aperçois couvert de graffitis. Je m’approche, curieuse de découvrir cet entrecroisement de textes et de dessins. Je me trouve alors dans la posture du déchiffrage évoquée plus avant. Comme devant un tableau, mon regard va du détail à l’image d’ensemble, l’un informant l’autre. Certains signes sont très nets, d’autres à demi effacés par le temps et les intempéries. Peu à peu je commence à lire ces graffitis: je repère des prénoms, des signatures, des noms de groupes de musique, des images évoquant romantisme ou violence. Tout cela a bien à voir avec ma recherche! Je sors alors mon appareil photo pour immortaliser ce corpus qui ira rejoindre les autres données.
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Seite 136
Ilario Rossi, Yannis Papadaniel, François Kaech, Rose-Anna Foley
Les figures multiples de l'éthique : la mort entre médecine et société.
Compte rendu d'une enquête ethnographique en milieu pallatif
Au cours des trois dernières décennies, la grande majorité des travaux socio-anthropologiques sur la mort (Thomas 1975; Ziegler 1975; Ariès 1977; Elias 1987) parviennent à une conclusion identique: les «attitudes pusillanimes» (Elias 1987) entourent la mort et les mourant·e·s en Occident; la gêne, la peur et le déni qui y prévalent seraient le reflet de la relégation de la mort au rang de tabou. En somme, l’une des spécificités de l’époque moderne serait que la mort ne s’y vit que tenue à distance et sur le mode de la négation ou du refoulement. La diffusion d’un tel constat, dont la validité est difficilement contestable, a notamment ouvert la voie à de nombreuses tentatives pour en infléchir pratiquement la tendance. Parmi celles-ci, les soins palliatifs occupent une place centrale et ont largement contribué à ramener la mort au centre des préoccupations sociales. Ils marquent, en effet, l’apparition progressive dans nos sociétés d’un souci de la «bonne mort», dont la vocation est de répondre aux besoins tout autant cliniques que spirituels, religieux, ou humains des patient·e·s «mourants».
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Seite 124
Philippe Beaud
Les paysans des Andes sur les bancs de l'université
kjh kjh kjh kjh kjh kjh En 2000 et 2001, nous avons réalisé une ethnographie sur l’éducation familiale dans les communautés andines quechuaphones du Callejón de Huaylas  au nord du Pérou. En 2002 nous avons continué ce travail en observant les relations entre familles et enseignants et le quotidien des enfants dans l’école rurale. Durant ce second terrain, nous avons porté notre attention sur la réussite «atypique» de certains enfants, dans un contexte marqué par une désertion scolaire généralisée. Nous avons donc demandé aux enseignants comment ils expliquaient cette réussite. Leur réponse tenait en deux mots: travail personnel et intelligence supérieure; quant à l’influence parentale, elle était jugée dérisoire. Ces réponses étaient en contradiction avec les paroles des mères et des pères collectées durant nos précédentes recherches. Les entretiens avaient clairement démontré l’existence de stratégies de scolarisation ou de non-scolarisation étroitement liées à une vision ambivalente, entre attirance et rejet, de la culture et du mode de vie citadin. Pour mettre à jour les stratégies et les attitudes éducatives des parents dans les foyers, et leur influence sur la réussite scolaire du sujet, nous avons analysé le récit de vie de dix-huit diplômés ou étudiants amérindiens de 18 à 65 ans.
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Seite 129
Janine Dahinden
Soziale Netzwerke und Zugehörigkeiten
Eine Schweizerische Kleinstadt in Zeiten der Globalisierung
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Städte sind seit jeher Orte intensivierter Vielfalt. So erstaunt es nicht, dass sich zahlreiche AutorInnen seit geraumer Zeit die Frage stellen, wie sich die Pluralität der Städte integrieren und soziale Kohäsion herstellen lässt (Park et al. 1967; Simmel 1908). Diese Frage erhält heute unter der Bedingung von Globalisierungsprozessen, verstärkten Migrationsbewegungen, dem Entstehen von transnationalen Räumen sowie von umstrukturierten Ökonomien neue Aktualität: Städte sind heutzutage nicht nur in kultureller Hinsicht Kristallisationspunkte von «Superdiversity» (Vertovec 2006) und «Mixity» (Grillo 2005), sondern sie bringen zugleich auch neue Formen von sozialer Ungleichheit hervor. Von Interesse ist daher die Frage, wie sich unter solch veränderten Bedingungen Zugehörigkeit und Ausschluss bilden und wie die zu beobachtende Heterogenität in Städten strukturiert wird.
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Seite 142
Anja Sieber
Vom Umgang mit der Vergangenheit
Kriegsauswirkungen auf interethnische Beziehungen im bosnischen Prijedor
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Knapp elf Jahre nach der Unterzeichnung des Friedensabkommens von Dayton scheiterte 2006 der vorerst letzte Ver- such, die bosnische Verfassung zu reformieren. Die dafür mitverantwortlichen bosnjakischen Zentralisten (Muslime), kroatischen Föderalisten und radikal serbischen Nationalisten verunmöglichen damit dreierlei: eine Vereinfachung der staatlichen Strukturen, die Stärkung des Gesamtstaates und die Überwindung der Trennung der drei konstitutiven Gruppen (Serben, Kroaten, Bosnjaken). Damit ist absehbar, dass die Ethnisierung der Politik sowie die soziale Segrega- tion auf Weiteres zementiert werden. Vor diesem Hinter- grund erstaunt nicht, dass auch ein Konsens über die Formen des Zusammenlebens und eine alltagspraktische «Normalisierung» im Sinne einer durchlässigeren Gesellschaft nicht zustande kommt. Dies zeigte sich während meiner Feldforschung (2005 / 2006) in Prijedor, einer Gemeinde im Nordwesten der serbischen Republik gelegen.
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Seite 147
Katharina Thurnheer
Meandering Through Fieldwork
Ethnography In Post-Tsunami, War-Affected Batticaloa
kjh kjh kjh kjh kjh kjh When I formulated the title for my research project – «Life Beyond Survival» – in early 2004, I did not imagine that I would get as close to its direct meaning concerning life and death as I eventually did. The destruction and suffering caused by the tsunami at the end of that year as well as the deterioration in internal Sri Lankan political relations, had a direct impact on my research. On the one hand, these developments actually helped hightlight my principal interest in exploring social processes for coping with disruption and insecurity in the island’s war-torn east. On the other hand, the notion of survival became particularly meaningful after the tsunami and amidst the daily violent incidents arising from the armed conflict. Conducting research in such a context was often not self- evident and I came to rely to a high degree on improvisation and adaptation.
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Seite 166
Jacques Remy
Un métier sans avenir ?
La Grande Transformation de l'agriculture suisse romande
Droz Yvan et Jérémie Forney. 2007. Paris: Karthala / Genève: IUED.
Confier la recension d’un ouvrage sur l’agriculture suisse à un chercheur français, même doté d’une grand-mère native du canton de Vaud, c’est courir le risque, au pis de l’exotisme, au mieux d’un comparatisme de circonstance. Pris entre ces deux écueils, le lecteur français éprouve ainsi la lointaine proximité de l’agriculture suisse comme sa proche altérité.

L’ouvrage s’ouvre par une sévère critique de la sociologie rurale suisse, ou plutôt par le constat de sa disparition, ce que tempère quelque peu la consultation de la bibliographie. Mais la sociologie a-t-elle besoin d’être «rurale» pour prendre comme objet la population agricole et son champ d’activité? La spécificité de la paysannerie est-elle irréductible aux approches par la sociologie des professions, du genre, de la culture, du travail... et par les disciplines sœurs, l’ethnologie et l’anthropologie, l’histoire et la géographie sociale? Les débats anciens sur les rapports ville- campagne ont-ils été éclairés ou de fait éludés par l’approche ruraliste? Sans renier une appartenance personnelle à l’ARF (Association des ruralistes français) et à la SFER (Société française d’économie rurale) – on préférerait «francophones» à «français» –, il nous semble que le domaine des études rurales constitue plus un espace de sociabilité entre chercheurs de disciplines différentes qu’un champ disciplinaire spécifique. Le goût prononcé des ruralistes pour l’échange et la rencontre interdisciplinaires trouve sans doute sa source dans la richesse et la complexité des groupes sociaux qu’ils observent, affinités puissamment renforcées par l’attachement partagé pour les pratiques d’enquête de terrain; il faudrait sans doute y ajouter une touche, ancienne, de nostalgie agrarienne et, plus récente, de rusticophilie écologisante...
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Seite 168
Willemijn De Jong
Care, Culture and Citizenship
Revisiting the politics of the Dutch Welfare State
Risseeuw Carla, Rajni Palriwala und Kamala Ganesh. 2005. Amsterdam : Verlag Het Spinhuis.
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Ein Forschungsteam, bestehend aus einer niederländischen Anthropologin sowie einer Ökonomin und zwei Soziologinnen und Anthropologinnen aus Indien, haben sich die komplexe und nicht einfach zu bewältigende Aufgabe gestellt, einen europäsichen Wohlfahrtsstaat zu untersuchen. Ihr Buch trägt den Titel Care, Culture and Citizensip. Revisiting the Politics of the Dutch Welfare State und berichtet in detaillierter Weise, wie gebürtige NiederländerInnen mit dem Abbau des Sozialstaates in Diskursen und alltäglichen Praktiken im Rahmen von Verwandtschaft, Familie, Freundschaft und Staatsbürgerschaft umgehen. Ein besonderes Augenmerk wird auf die geschlechtsspezifischen Betreuungsarrangements alter Menschen und alleinerziehender Eltern gerichtet. Theoretisch steht das Konzept der Sorge (care) im Zentrum, wie es Joan Tronto in ihrem bekannten Buch Moral Boundaries. A Political Argument for an Ethic of Care (1993) entwickelt hat. Durch eine innovative interkulturelle Perspektive, reverse anthropology genannt, bietet die vorliegende Studie spannende neue Einsichten in die öffentliche und private Politik rund um Sorge und Betreuungsarbeit. Sie beruht auf der Bearbeitung zahlreicher Dokumente, narrativer Interviews und teilnehmender Beobachtung.
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Seite 170
Kathrin Oester
Integrations maschine Stadt?
Interkulturelle Beziehungsdynamiken am Beispiel von Bern
Stienen Angela (Hrsg.). 2006. Bern, Stuttgart, Wien: Haupt Verlag
kjh kjh kjh kjh kjh kjh «Denn wir gehen nicht unter in den Niederlagen, sondern in den Auseinandersetzungen, die wir nicht führen». Das Graffito auf dem Umschlag des Sammelbands von Angela Stienen, Jacqueline Truffer, Daniel Blumer, Pia Tschannen und Eva Soom ist programmatisch für die vorliegende Publikation. Zwar ist die linksalternative Kampfansage aus dem untersuchten Berner Nordquartier durchaus politisch gemeint. Doch kann ihr Inhalt mit Recht auch auf die vorliegende Publikation selbst bezogen werden: Hier liegt auf fast 500 Seiten eine spannende wissenschaftliche Auseinandersetzung um die Frage vor, wie Städte heute funktionieren, neue zugezogene Menschen integrieren und marginalisieren. Dabei verweist Angela Stienen als Herausgeberin und Hauptautorin einleitend darauf, dass sich Bern – als «nebensächlichste Hauptstadt der Welt» – gerade nicht durch spektakuläre Schlagzeilen etwa zu «brennenden Vorstadtghettos» oder «überfremdeten Schulhäusern» hervortue, sondern durch seine «behäbige Gemütlichkeit». Diese bildet gleichsam die Folie, vor deren Hintergrund sich Ungemütliches abspielt.
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