Bücherbord

Die Rubrik «Bücherbord» dient dazu neue wissenschaftliche Werke bekannt zu machen, die gemäss ihren Autor_innen methodologisch, epistemologisch oder theoretisch zur Anthropologie beitragen. Beiträge jeglicher Autor_innen und Herausgeber_innen sind willkommen. Tsantsa versucht jedoch, Publikationen aus der Schweiz oder von wissenschaftlichen Autor_innen in der Schweiz spezifisch zu fördern.


Für die kommende Ausgabe von Tsantsa (2019) stehen folgende Bücher zu Auswahl für eine Rezension:

The time to come – as well as the exploration thereof – remains elusive for social actors and social scientists alike. The contributors accept the challenge to depict young men and women's future-creating activities in urban contexts of sub-Saharan Africa. Very consciously, they study young graduates having obtained a university degree and provide a vivid picture of their strategies to socially grow older by doing adulthood in contexts of great uncertainty.
The examples include Burkina Faso, Guinea, Ethiopia, Mali and Tanzania, visually enriched through pictures taken by young Malian photographers.

«Bodies of Truth offers an intimate account of how apartheid victims deal with the long-term effects of violence, focusing on the intertwined themes of embodiment, injury, victimhood, and memory. In 2002, victims of apartheid-era violence filed suit against multinational corporations, accusing them of aiding and abetting the security forces of the apartheid regime. While the litigation made its way through the U.S. courts, thousands of victims of gross human rights violations have had to cope with painful memories of violence. They have also confronted an official discourse claiming that the Truth and Reconciliation Commission of the 1990s sufficiently addressed past injuries. This book shows victims' attempts to emancipate from their experiences by participating in legal actions, but also by creating new forms of sociality among themselves and in relation to broader South African society.
Rita Kesselring's ethnography draws on long-term research with members of the victim support group Khulumani and critical analysis of legal proceedings related to apartheid-era injury. Using juridical intervention as an entry point into the question of subjectivity, Kesselring asks how victimhood is experienced in the everyday for the women and men living on the periphery of Cape Town and in other parts of the country. She argues that the everyday practices of the survivors must be taken up by the state and broader society to allow for inclusive social change in a post-conflict setting.»

«This region - which marks the meeting of China and post-Soviet Central Asia - is increasingly important militarily, economically and geographically. Yet we know little of the people that live there, beyond a romanticised 'Silk Road' sense of fraternity. In fact, relations between the people of this region are tense, and border violence is escalating - even as the identity and nationality of the people on the ground shifts to meet their new geopolitical realities. As Steven Parham shows, many of the world's Soviet borders have proved to be deeply unstable and, in the end, impermanent. Meanwhile, the looming presence of Modern China and Russia, who are funneling money and military resources into the region - partly to fight what they see as a growing Islamic activism - are adding fuel to the fire. This lyrical, intelligent book functions as part travelogue, part sociological exploration, and is based on a unique body of research - five months trekking through the checkpoints of the border regions.
As China continues to grow and become more assertive, as it has been recently in Africa and in the South China Seas - as well as in Xinjiang - China's borderlands have become a battleground between the Soviet past and the Chinese future.»

"Travail, famille, patrimoine : ce triptyque souligne l’idéologie qui prévaut dans les très petites entreprises familiales. Chacun(e) participe par son travail et selon ses possibilités au développement d’un patrimoine commun, sans toujours bénéficier d’un statut ou d’une protection sociale. Mais quand la famille est ébranlée par une rupture de trajectoire (divorce, accident, décès), les personnes se trouvent exposées à des risques qui ont rarement été anticipés. Basé sur une enquête menée auprès des entrepreneurs de l’Arc jurassien, cet ouvrage lève le voile sur un monde où l’équilibre entre les impératifs du travail et ceux de la vie de famille est constamment mis à l’épreuve."

"Cet ouvrage retrace un modèle de patrimonialisation de la mémoire de l’esclavage. Il retrace l’histoire de la montagne du Morne Brabant connue pour avoir servi de refuge aux esclaves marrons durant l’histoire coloniale mauricienne et montre avec précision comment ce rocher immense surplombant l’océan Indien, a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2008. En une décennie, il s’est imposé comme un lieu culturel et politique incontournable, passant de l’anonymat à une reconnaissance internationale.
Cet ouvrage pose des questions qui traversent toutes les sociétés confrontées à la mémoire de l’esclavage. A travers une enquête précise et détaillée, l’auteure analyse comment des lieux peuvent devenir des « ressources » identitaires? Quelle est la place réelle de la mémoire de l’esclavage dans ce processus? Comment la patrimonialisation de cette mémoire a pu s’imposer dans la société mauricienne, segmentée selon les origines culturelles? Quels sont les limites et les problèmes engendrés par l’attribution du label de Patrimoine mondial de l’UNESCO à ce « lieu de mémoire »?
Le destin du Morne souligne toute la complexité, pour les Créoles mauriciens, d’avoir « l’esclavage en héritage ». Il révèle les résistances et les tabous vis-à-vis de cette histoire et montre les mécanismes qui produisent, parfois, une écriture mythifiée des origines.
Autant de questions qui s’adressent à l’ensemble des sociétés qui sont confrontées à leur mémoire et pour lesquelles le cas de l’Ile Maurice est un exemple emblématique."

"Depuis les premiers "témoignages" sur le cannibalisme au lendemain des Grandes Découvertes, l'idée qu'il existe quelque part des humains prêts à en manger d'autres fascine l'Occident. Confondant passé et présent et bousculant contextes culturels et rituels, les représentations de cette pratique juxtaposent les actes anthropophages qui font suite aux naufrages ou aux famines, les "festins cannibales" des "féroces sauvages" des mers du Sud, les cérémonies mortuaires où le meilleur tombeau pour le disparu est le ventre de ses descendants ou la délectation des serial killers pour le corps de leurs victimes... Cette approche indifférenciée alimente une longue tradition mythique comme l'incessant malentendu culturel qui a caractérisé la rencontre des Occidentaux avec les peuples exotiques. Elle manque surtout la dimension symbolique et métaphorique d'un phénomène évanescent, dont la réalité ne peut être appréhendée qu'imaginairement. A la réflexion méthodique de l'anthropologie, cet ouvrage associe les productions littéraires, savantes et artistiques que la hantise d'être soi-même dévoré ou le fantasme d'assimiler l'autre ont inspirées. Ces fragments de discours cannibale dessinent l'étendue des champs de signification du cannibalisme : ceux de l'amour et de la haine, du désir et du rejet, de l'identité et de l'altérité, de l'ordre et du désordre, des relations d'alliance et de pouvoir, de l'autonomie et de la servitude."

"In recent decades, the governance of the environment in agri-food systems has emerged as a crucial challenge. A multiplicity of actors have been enrolled in this process, with the private sector and civil society progressively becoming key components in a global context often described as neoliberalization. Agri-environmental governance (AEG) thus gathers a highly complex assemblage of actors and instruments, with multiple interrelations.
This book addresses this complexity, challenging traditional modes of research and explanation in social science and agri-food studies. To do so, it draws on multiple theoretical and methodological insights, applied to case studies from Asia, Europe, Africa, and the Americas. It elaborates an emergent approach to AEG practices as assemblages, looking at the coming-together of multiple actors with diverse trajectories and objectives. The book lays the foundations for an encompassing theoretical framework that transcends pre-existing categories, as well as promoting innovative methodologies, which integrate the role of social actors – including scientists – in the construction of new assemblages. The chapters define, first, the multiplicities and agencies inherent to AEG assemblages. A second set tackles the question of the politics in AEG assemblages, where political hierarchies interweave with economic power and the search for more democratic and participative approaches. Finally, these insights are developed in the form of assemblage practice and methodology. The book challenges social scientists to confront the shortcomings of existing approaches and consider alternative answers to questions about environmental governance of agri-food systems."

"Comment se façonne "l’Autre" dans les politiques de développement vis-à-vis des populations indigènes rurales au Mexique et au Honduras? Comment interviennent les rapports sociaux de sexe et de race dans cette construction? Que dit-elle de l’actualité des relations coloniales de pouvoir?
En se fondant entre autres sur son expérience de recherche-action dans ces pays d'Amérique latine, l'auteure analyse quelques-uns des mécanismes de construction sociale de l’altérité sous l’angle du genre et du racisme.
Un ouvrage qui s’inscrit dans les débats contemporains sur la question des héritages coloniaux, évoqués aussi en rapport au contexte européen de racisme et de sexisme, d’islamophobie et de répression des migrant·e·s."

"A la croisée de la socio-anthropologie du développement et de l’anthropologie des organisations internationales, cet ouvrage permet de mieux comprendre les logiques politiques et institutionnelles des institutions de l’aide, la fabrique de leurs politiques et les modalités de leurs actions. Issu d’enquêtes de terrain approfondies menées au coeur des mondes de l’aide, il dévoile l’hétérogénéité des organisations qui la définissent et la mettent en oeuvre, leurs frontières floues et leurs interdépendances, leurs tensions et contradictions mais aussi leur fragilité et leur recherche permanente de légitimité."

"This finely observed study unveils the workings of the Indonesian migration regime, one that has sent hundreds of thousands of women abroad as domestic workers each year. Drawing on extended ethnographic research since 2007, the book literally follows migrant women from their recruitment by local brokers in a village in upland Central Java, via secluded 'training' camps in Jakarta, employment in gated middle-class homes within Indonesia and in Malaysia and back home again. Killias’ analysis uncovers the colonial genealogies of contemporary domestic worker migration and unmasks the gendered moralizing discourses on ‘illegal’ migration and ‘trafficking’ as constraining migrant mobility. By exploring the moral, social, economic and legal processes by which Indonesian women are turned into ‘maids’ for the global care economy, Olivia Killias brings the reader directly into the nerve-racking lives of migrant village women, and reveals the richness and ambiguity of their experiences, going beyond stereotypical representations of them as ‘victims of trafficking’."

"This volume aims to unpack the uneasy relationship between utopia and rural spaces in the context of global pressures. The ethnographies presented here offer a rich array of examples combining rural spaces, utopian representations, and neoliberal practices. In attempting to reconcile the desire to preserve the traditional image of rural landscapes in the context of neoliberal practices that threaten the ideal of a rural utopia, imaginaries appear as powerful devices for understanding the world and motivating action."

"Les situations de domination ordinaire sont peu visibles dans l’espace public suisse. Nos recherches permettent de montrer que, bien loin d’être silencieux et passifs, les « dominés » mettent en place des moyens d’agir originaux. Ainsi en est-il des personnes séropositives usant du secret pour échapper à l’opprobre, des étrangers négociant et détournant les noms dont on les affuble ou encore des femmes dépendantes économiquement gagnant par un travail empathique auprès de leur mari des plages d’autonomie personnelle. Même sous contrainte, ils agissent et s’aménagent des marges de manoeuvre."

"Identitätspolitische Prozesse in postsozialistischen multikulturellen Gesellschaften sind ein interessantes Beispiel dafür, wie die so genannte Nationsbildung zwischen verschiedenen Eliten und Akteuren ausgehandelt wird. In diesem Buch wird der Fokus auf die Rolle der Jugend in diesem Prozess gelegt, indem diese im Rahmen einer "Identitätspolitik von unten" als aktive Akteure wahrgenommen werden."

Sie finden hier die Liste an Publikationen als PDF. Es können aber auch gern Bücher rezensiert werden, die nicht auf dieser Liste stehen.

Wenn Sie eine Rezension schreiben oder ein Buch vorschlagen wollen, kontaktieren Sie bitte eine der folgenden Personen:

DE /EN: Laura Affolter : laura.affolter@anthro.unibe.ch
FR / EN: Sylvain Besençon: sylvain.besencon@unifr.ch