Bookshelf

The section «book reviews» attempts to bring recently published scientific books to light, which – according to their authors – constitute methodological, epistemological or theoretical contributions to anthropology. Publications of any authors and editors whatsoever are welcome. Nevertheless, Tsantsa specifically seeks to promote publications edited in Switzerland or originating from the Swiss academic field.


For Tsantsa Nr.26 (2021), following books are available for a review:

Comment fonctionne le monde syndical en Suisse? Qui s’engage dans la carrière syndicale et comment ces personnes vivent-elles leur activité professionnelle, entre vocation militante et exercice d’une profession salariée?

Se situant au croisement de la sociologie du militantisme, des parcours de vie et des professions, ce livre apporte une contribution majeure à la compréhension des ressorts propres aux engagements professionnalisés dans la carrière syndicale, tout en tenant les exigences d’une perspective de genre.

Après avoir dressé le portrait sociologique des syndicalistes de l’USS et de Travail.Suisse, et exploré leurs raisons de s’engager, l’ouvrage étudie les tensions qui caractérisent le travail syndical, via une analyse de la tension entre engagement bénévole et travail salarié, de la division sexuée du travail et des facteurs permettant de rendre compte du maintien des femmes dans des positions plutôt dominées, malgré des politiques volontaristes de promotion des carrières féminines.

En associant systématiquement données biographiques recueillies auprès d’une centaine de syndicalistes et analyses statistiques de leurs trajectoires, le livre permet de dresser la carte des parcours professionnels, mais aussi militants et familiaux des hommes et des femmes qui sont la chair palpitante des syndicats en Suisse.

La Suisse a été régulièrement confrontée à des mobilisations violentes organisées par des mouvements de différentes tendances politiques. La seconde moitié du XXe siècle a été marquée par celles des séparatistes et des antiséparatistes jurassiens, de l’extrême gauche et de l’extrême droite. Durant la même période, le pays a également connu les activités violentes de mouvements provenant d’Allemagne, d’Italie et du Moyen Orient.
On ne sait pas grand-chose de celles et de ceux qui ont pris pour cible les représentations bernoises, les symboles du capitalisme et de l’impérialisme, les immigrés ainsi que les centres de réfugiés.
Pour la première fois, les actrices et les acteurs de ces mobilisations parlent de leurs vécus, de leurs représentations du monde, de leurs utopies et de leurs luttes. Avec ces entretiens, on découvre leur vie concrète, le sens de leur engagement, la diversité de leurs parcours, ce qui les a poussés à agir, parfois au mépris de leur vie et de celle des autres. Ce livre permet de les découvrir au-delà des représentations diabolisées (« le terroriste ») ou héroïsées (« le révolutionnaire ») que la mémoire collective a retenu d’elles et d’eux. Cet ouvrage éclaire l’histoire de la violence politique en Suisse, qui se situe à la croisée de parcours individuels et d’un contexte social et politique plus global.

Die vorliegende Studie behandelt die vielfältigen Mythen und Rituale Südamerikas vom Tiefland bis zu den Anden. Allen Traditionen gemeinsam ist die Gewissheit, dass zwischen Diesseits und Jenseits, Menschen und Gottheiten eine Verbindung besteht und dass die verschiedenen Kosmosbereiche miteinander vernetzt sind. Ein häufiges Vorurteil geht davon aus, dass religiöse Auffassungen stratifizierter, staatsbildender Gesellschaften komplizierter als diejenigen von Stammesgesellschaften mit einfacher materieller Kultur sind. Die Komplexität religiöser Ideen ist jedoch unabhängig vom sozialen Gefüge. Gesellschaften, die dem einer westlichen Weltanschauung verhafteten Beobachter wegen ihrer Lebensweise oder kargen materiellen Kultur als ‚primitiv‘ erscheinen, haben vielfach elaboriertere Weltbilder als Gesellschaften, die durch die Pracht ihrer Tempel beeindrucken. Die meisten Traditionen dieses Gebiets sind auch nicht von christlichen Lehren überlagert oder zu Randphänomenen herabgesunken, sie sind vielmehr lebendig und unmittelbar präsent.

  • À l'école du genre
    Edith Guilley, Carolina Carvalho Arruda, Jacques-Antoine Gauthier, Lavinia Gianettoni, Dinah Gross, Dominique Joye, Elisabeth Issaieva, Moubarak Nahra, Karin Müller
    2019. Zurich et Genève: Seismo. ISBN : 978-2-88351-085-2 232p.

En Suisse, nombre de publications ont déjà porté sur les inégalités entre femmes et hommes sur le marché du travail ainsi que sur la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. En revanche, la construction de ces inégalités au moment où les jeunes élaborent leurs projets professionnels est beaucoup moins documentée. Cet ouvrage présente les résultats d’une enquête réalisée dans plusieurs cantons suisses auprès d’élèves de 13 à 15 ans. Il montre comment ces filles et ces garçons ont déjà intériorisé la différenciation et la hiérarchisation des rôles sexués, y compris dans le choix de leur profession future. Ce livre permet de prendre conscience de l’ampleur de ce phénomène et de son inscription précoce dans l’éducation. Les auteur·es souhaitent ainsi promouvoir un large débat sur les conséquences de la construction des inégalités de genre dès les jeunes années.

Edith Guilley est chercheure au Service de la recherche en éducation du Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP), canton de Genève.
Carolina Carvalho Arruda est collaboratrice scientifique au Centre vaudois d’aide à la jeunesse.
Jacques-Antoine Gauthier est sociologue et maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des sciences sociales (ISS) de l’Université de Lausanne (Unil).
Lavinia Gianettoni est psychologue sociale et maître d’enseignement et de recherche à l’ISS, Unil.
Dinah Gross est doctorante à l’ISS, Unil et chargée de recherche à la Haute école de travail social et de la santé (HES-SO), Lausanne.
Dominique Joye est professeur de sociologie à l’ISS, Unil.
Elisabeth Issaieva Moubarak Nahra est maître de conférences à l’Université des Antilles et affiliée au Centre de Recherche et de Ressources en Éducation et Formation.
Karin Müller est contrôleuse de gestion au DIP, canton de Genève.

Invitation à un voyage ethnographique dans le monde du hardcore, cet ouvrage explore la pluralité des pratiques qui sous-tendent l’existence de cette « subculture musicale ». Une minutieuse enquête multisituée et itinérante de plus de dix ans permet à l’auteur de conduire le lecteur dans les galeries les plus locales de cette scène underground. Du quatrième sous-sol d’un club de Yokohama, à une cabane isolée du campus
de l’université de San Diego en passant par Göteborg, Tokyo, Genève ou Lyon, tout un ensemble de logiques et de conventions esthétiques, idéologiques, discursives et kinésiques propres y sont décrites et
analysées.

Apparu sur la côte est des États-Unis au début des années 1980, le hardcore trouve ses principales origines dans le punk, dont il constitue une forme de radicalisation, aussi bien d’un point de vue musical qu’idéologique. Alors que ses ramifications s’étendent à une échelle quasi globale, ce monde demeure pourtant méconnu du grand public et n’a que très peu suscité l’intérêt des sciences sociales ou de la presse, si ce n’est pour pointer ses aspects les plus spectaculaires : agressivité exacerbée, musique électrique, positionnements idéologiques en opposition au « système dominant ». Cet ouvrage entend ainsi dépasser ces représentations caricaturales et poser un regard anthropologique sur le quotidien de ses adeptes, mais aussi sur l’ensemble des médiations collectivement déployées pour construire le monde du hardcore.

Alain Mueller, docteur en anthropologie, a été chercheur associé au Center for Ethnography de l’Université de Californie-Irvine et à l’Université de Genève. Il est actuellement chargé d’enseignement à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel. Ses questionnements actuels portent sur les enjeux épistémologiques de la pratique ethnographique, sur la formation de collectifs quasi globaux, ainsi que sur la construction de nouvelles formes de savoir sur et par le corps.

Que signifie travailler dans la grande distribution aujourd’hui ? En Suisse, deux géants se partagent la quasi totalité du marché. Pour tenir la concurrence, ils intensifient le travail, exigent davantage de disponibilité de la part de leurs employé·e·s et déqualifient certains postes. Dans ce contexte, comment les respon-sables de magasin atteignent-ils les objectifs de rentabilité malgré les contraintes ? Comment les caissières font-elles face à l’automatisation croissante de leur métier ? Ou encore, comment les travailleuses et travailleurs de rayon concilient-ils les contacts avec la clientèle avec des contraintes temporelles de plus en plus fortes ? Cette enquête est basée sur 78 entretiens réalisés auprès de dirigeants, de travailleuses et travailleurs de divers échelons hiérarchiques et de secrétaires syndicaux. Elle met en évidence une réorganisation du travail à tous les échelons et interroge la place de la journée de travail dans notre société. L’ouvrage inclut une préface de Jean-Michel Bonvin, professeur de sociologie à l’Université de Genève.

  • Coeur d'Alene
    Matthieu Charle
    2019. Paris: Dépaysage. ISBN : 978-2-902039-00-5. 313p.

Toutes les populations autochtones nord-amérindiennes ont subi le choc violent de la colonisation et son cortège de massacres, d’épidémies et de spoliations en tous genres. En cela, l’histoire des Coeur d’Alene, un groupe de langue salish du nord-ouest des États-Unis (Idaho), n’est guère différente. Ce qui la rend originale concerne les stratégies, en apparence radicales, déployées par ses membres pour faire face à ces bouleversements : sédentarisation, pratique de l’agriculture et conversion au christianisme. Tout ce qu’il faut pour devenir, aux yeux des Blancs, de « parfaits sauvages »…

Malgré leurs efforts, les Coeur d’Alene voient leur territoire éclater au xxe siècle sous la pression du gouvernement et ils doivent à nouveau transiger avec des éléments qui mettent en danger l’intégrité des systèmes traditionnels. En examinant l’ethnographie classique et contemporaine, l’auteur propose, dans une langue toujours accessible, une analyse fine des phénomènes qui sont directement liés à ces processus de négociation culturelle, depuis le milieu du xixe siècle jusqu’à nos jours, tel le complexe rituel du pow-wow.

"Peut-on avoir un engagement féministe tout en revendiquant un ancrage au sein d’un courant religieux? En s’intéressant aux initiatives féministes qui se développent à l’intérieur du christianisme, du judaïsme, de l’islam et de nouveaux mouvements religieux, ce numéro donne des repères pour penser ce double engagement. Face aux fondamentalismes, il importe d’éviter que ces femmes soient doublement marginalisées – au sein du féminisme comme dans leur tradition religieuse – mais aussi de prendre la pleine mesure de leurs marges de manœuvre dans les espaces religieux qu’elles investissent et transforment"

"Lorsqu’un événement survient dans le quotidien de l’histoire, il bouscule l’ordre des choses. Pendant un temps, le monde semble vaciller. La société fait face à une possible rupture, puis finit par trouver un nouvel équilibre. Confrontés à l’événement, les historiens, sociologues et anthropologues tentent d’en percer les secrets. Ils fouillent dans son passé pour découvrir les raisons de son surgissement ou analysent les conséquences du bouleversement qu’il a généré.

Mais l’événement lui-même, qu’est-il ? Comment est-il produit et comment se déroule-t-il ? Comment la société se recompose-t-elle après une rupture ? Comment l’événement est-il vécu, appréhendé, interprété par celles et ceux qui l’éprouvent ? Comment les acteur-e-s, dans l’immédiateté angoissante du désordre que semble produire l’événement, élaborent-ils des alliances et des compromis pour réélaborer un nouvel ordre social ?

C’est, entre autres, à ces questions que ce livre entend donner des réponses, en proposant de nouveaux outils conceptuels issus de la philosophie, de la sociologie et de l’anthropologie politique. Analysant les événements sous le prisme du politique et du religieux, les auteur-e-s appliquent leurs réflexions théoriques à des cas concrets. Entre crises sociales, rassemblements religieux, cérémonies mobilisatrices ou incidents politico-religieux, l’événement est au centre de l’analyse, à la fois prévisible et imprévisible, mais toujours aussi difficile à saisir dans son immédiateté."

"This book looks at the worlding of the Global South in the process of assembling conflict resolution expertise. Anna Leander, Ole Wæver and their contributors pursue this ambition by following the experts, institutions, databases and creative expressions that are assembled into conflict resolution expertise in the Global South."

"Ordnungen sind in Alltag und Gesellschaft allgegenwärtig. Wie interagieren wir im öffentlichen Raum? Welche Rituale sind in Organisationen ordnend? Wie verschieben sich etwa durch wandernde Wölfe herkömmliche Ordnungskonzepte? Ordnungen treten uns als explizite Regeln und festgeschriebene Gebote ebenso gegenüber wie als subtile Gepflogenheiten und implizite Handlungsmuster. Die empirisch-kulturwissenschaftlichen Beiträge des Bandes zeigen mittels unterschiedlicher analytischer und methodologischer Annäherungen, wie Ordnungen produziert oder transformiert werden, aber auch wo sie sicht- oder unsichtbar sind."

"La transition énergétique en cours au sein de nombreuses sociétés industrialisées se caractérise par le passage progressif d’un système fondé sur l’utilisation illimitée d’énergies fossiles, à un système fondé sur l’utilisation d’énergies renouvelables et sur des comportements plus sobres. Cette transition affecte tous nos modes de vie. Les changements en cours, tout autant que les enjeux socio-techniques qu’ils impliquent, mettent en évidence le fonctionnement intrinsèque des sociétés. Ils donnent aussi à voir la façon dont ces dernières se pensent et se projettent.

'L’énergie et ses usages domestiques' s’intéresse dès lors aux transformations à l’œuvre dans l’utilisation quotidienne ou usuelle des ressources énergétiques. Cet ouvrage interroge notamment la tension perceptible entre les prescriptions au changement, et les pratiques routinières. Les analyses déployées ici prennent ainsi appui sur plusieurs exemples européens, et mobilisent diverses approches théoriques ou disciplinaires (anthropologie, sociologie, histoire). Elles permettent d’accéder à une compréhension plus fine des évolutions et des résistances, passées ou présentes, dans les façons ordinaires de consommer des ressources énergétiques.

La complexité de la relation à l’énergie est ainsi abordée en se plaçant du côté des acteurs, professionnels comme civils, avec l’objectif de donner à lire l’impact des choix politiques et techniques sur le quotidien des pratiques. Qu’il s’agisse d’étudier la mise en service des compteurs Linky en France, ou bien la promotion des énergies renouvelables dans différents contextes géographiques et économiques, ou encore la prise en compte de la précarité énergétique, l’ambition de ce collectif est à chaque fois de rendre visible les enjeux tant sociaux que symboliques entourant la production de l’énergie et ses usages les plus ordinaires."

"This book analyses migration and its relation to socio-political transformation in Switzerland. It addresses how migration has made new forms of life possible and shows how this process generated gender innovation in different fields: the changing division of work, the establishment of a nursery infrastructure, access to higher education for women, and the struggle for female suffrage. Seeing society through the lens of migration alters the perspective from which our past and thus our present is told—and our future imagined."

"Depuis 50 ans, des recherches sont menées au sein de la Haute école de travail social de Genève. Existe-t-il une spécificité de la recherche en travail social? Comment se déploie-t-elle de la genèse à la transmission?
‘Enquêter, former, publier au cœur de la cité’ offre une multiplicité de réponses qui s’organisent autour de deux axes ; le premier axe touche au lien que la recherche en travail social entretient avec son environnement, le deuxième à son insertion dans la formation supérieure. A partir du lien entre enquête et contexte social, l’ouvrage propose une image des rapports spécifiques développés entre équipes de recherche et actrices et acteurs de la cité, qu’il s’agisse des mandants publics ou privés, du public intéressé, des professionnel·le·s du travail social, des politicien·ne·s, élu·e·s ou des étudiant·e·s.
L’ouvrage permet ensuite de se pencher plus précisément sur les modes de transmission des connaissances développées pour et avec les étudiant·e·s (qu’il s’agisse de la formation de base, du master ou de la formation continue), voire sur la genèse de nouvelles problématiques depuis la formation.
A travers cette dizaine de contributions, ce sont les enjeux qui animent la recherche en travail social qui sont mis en discussion et qui interrogent les notions de partenariat et de destinataire de l’enquête, pour aboutir à une réflexion autour des apports du travail social lui-même à la démarche de recherche et à la production de connaissance."

"La culture numérique, comme on l’affirme aujourd’hui, est-elle vraiment le latin du XXIe  siècle, à savoir le pivot essentiel pour l’instruction, la recherche avancée et la politique culturelle?
La technologie numérique exerce une influence profonde sur les sciences humaines. Aussi bien dans l’instruction de base que dans la recherche académique, elle n’offre pas seulement des outils au service des sciences humaines, mais tend à modifier leurs objectifs et leur langage, remettant en cause leur rôle dans la société et dans le système des savoirs. Ce livre, écrit par un philologue contemporain qui s’est familiarisé avec les outils informatiques dès leur apparition, est une réflexion allant à contre-courant d’une vision purement technique de la culture, des langues et de l’histoire, proposant ici une nouvelle forme d’écologie culturelle."

"Der Steyler Missionar und Ethnologieprofessor Georg Höltker SVD (1895–1976) war ein
unermüdlicher Forscher und Sammler. Er hinterließ wichtige Kollektionen von ethnographischen
Objekten, Fotografien und Studien vor allem aus Neuguinea, die in Museen
in Basel, Neuchâtel und Wien sowie im Haus Völker und Kulturen (Sankt Augustin) und
an der Universität Fribourg zugänglich sind.
Im Oktober 2016 fand an der Universität Fribourg (Schweiz) ein Kolloquium statt, das
sich der Frage von „Ethnographie und Mission“ widmete. Junge Forscher und
Forscherinnen kehrten zu einem Thema zurück, das in letzter Zeit vor allem unter
geschichtlicher Perspektive bearbeitet wurde, und behandeln in den Beiträgen dieses
Bandes das reiche Erbe, das Georg Höltker hinterlassen hat und das eine Verständnisbrücke
zu verschiedenen Kulturen Neuguineas bildet."

"Le modèle suisse de formation professionnelle est au centre d’un engouement sans précédent. En Suisse comme à l’étranger, il est loué pour sa gestion basée sur un partenariat public-privé, pour sa capacité à intégrer un nombre important de jeunes au sortir de l’école obligatoire et enfin, pour la qualité de la formation fournie, en phase avec les besoins du marché du travail. Cependant, ces atouts risquent de masquer la haute complexité de ce modèle ainsi que les défis auxquels il est – et sera – confronté. Rassemblant treize contributions de spécialistes du domaine, cet ouvrage passe le modèle suisse de formation professionnelle à la loupe : il fournit les informations factuelles et les outils théoriques nécessaires pour en déchiffrer la complexité et en identifier les défis majeurs."

-Agri-environmental Governance as an Assemblage Multiplicity, Power, and Transformation
Jérémie Forney, Christopher Rosin & Hugh Campbell (eds.)
2018. London/ New York: Routledge. ISBN 9781138070738. 236 p.

"In recent decades, the governance of the environment in agri-food systems has emerged as a crucial challenge. A multiplicity of actors have been enrolled in this process, with the private sector and civil society progressively becoming key components in a global context often described as neoliberalization. Agri-environmental governance (AEG) thus gathers a highly complex assemblage of actors and instruments, with multiple interrelations.
This book addresses this complexity, challenging traditional modes of research and explanation in social science and agri-food studies. To do so, it draws on multiple theoretical and methodological insights, applied to case studies from Asia, Europe, Africa, and the Americas. It elaborates an emergent approach to AEG practices as assemblages, looking at the coming-together of multiple actors with diverse trajectories and objectives. The book lays the foundations for an encompassing theoretical framework that transcends pre-existing categories, as well as promoting innovative methodologies, which integrate the role of social actors – including scientists – in the construction of new assemblages. The chapters define, first, the multiplicities and agencies inherent to AEG assemblages. A second set tackles the question of the politics in AEG assemblages, where political hierarchies interweave with economic power and the search for more democratic and participative approaches. Finally, these insights are developed in the form of assemblage practice and methodology. The book challenges social scientists to confront the shortcomings of existing approaches and consider alternative answers to questions about environmental governance of agri-food systems."

We also welcome reviews on books not mentioned here. If you want to write a review or to propose a book to review, contact the following persons:

FR / EN/DE: Sylvain Besençon: sylvain.besencon@unifr.ch
FR /EN: Marion Fert : marion.fert@unine.ch
EN/DE: Veronika Siegel