Bookshelf

The section «book reviews» attempts to bring recently published scientific books to light, which – according to their authors – constitute methodological, epistemological or theoretical contributions to anthropology. Publications of any authors and editors whatsoever are welcome. Nevertheless, Tsantsa specifically seeks to promote publications edited in Switzerland or originating from the Swiss academic field.


For Tsantsa Nr.25 (2020), following books are available for a review:

"Depuis les premiers "témoignages" sur le cannibalisme au lendemain des Grandes Découvertes, l'idée qu'il existe quelque part des humains prêts à en manger d'autres fascine l'Occident. Confondant passé et présent et bousculant contextes culturels et rituels, les représentations de cette pratique juxtaposent les actes anthropophages qui font suite aux naufrages ou aux famines, les "festins cannibales" des "féroces sauvages" des mers du Sud, les cérémonies mortuaires où le meilleur tombeau pour le disparu est le ventre de ses descendants ou la délectation des serial killers pour le corps de leurs victimes... Cette approche indifférenciée alimente une longue tradition mythique comme l'incessant malentendu culturel qui a caractérisé la rencontre des Occidentaux avec les peuples exotiques. Elle manque surtout la dimension symbolique et métaphorique d'un phénomène évanescent, dont la réalité ne peut être appréhendée qu'imaginairement. A la réflexion méthodique de l'anthropologie, cet ouvrage associe les productions littéraires, savantes et artistiques que la hantise d'être soi-même dévoré ou le fantasme d'assimiler l'autre ont inspirées. Ces fragments de discours cannibale dessinent l'étendue des champs de signification du cannibalisme : ceux de l'amour et de la haine, du désir et du rejet, de l'identité et de l'altérité, de l'ordre et du désordre, des relations d'alliance et de pouvoir, de l'autonomie et de la servitude."

"In recent decades, the governance of the environment in agri-food systems has emerged as a crucial challenge. A multiplicity of actors have been enrolled in this process, with the private sector and civil society progressively becoming key components in a global context often described as neoliberalization. Agri-environmental governance (AEG) thus gathers a highly complex assemblage of actors and instruments, with multiple interrelations.
This book addresses this complexity, challenging traditional modes of research and explanation in social science and agri-food studies. To do so, it draws on multiple theoretical and methodological insights, applied to case studies from Asia, Europe, Africa, and the Americas. It elaborates an emergent approach to AEG practices as assemblages, looking at the coming-together of multiple actors with diverse trajectories and objectives. The book lays the foundations for an encompassing theoretical framework that transcends pre-existing categories, as well as promoting innovative methodologies, which integrate the role of social actors – including scientists – in the construction of new assemblages. The chapters define, first, the multiplicities and agencies inherent to AEG assemblages. A second set tackles the question of the politics in AEG assemblages, where political hierarchies interweave with economic power and the search for more democratic and participative approaches. Finally, these insights are developed in the form of assemblage practice and methodology. The book challenges social scientists to confront the shortcomings of existing approaches and consider alternative answers to questions about environmental governance of agri-food systems."

"This volume aims to unpack the uneasy relationship between utopia and rural spaces in the context of global pressures. The ethnographies presented here offer a rich array of examples combining rural spaces, utopian representations, and neoliberal practices. In attempting to reconcile the desire to preserve the traditional image of rural landscapes in the context of neoliberal practices that threaten the ideal of a rural utopia, imaginaries appear as powerful devices for understanding the world and motivating action."

"Les situations de domination ordinaire sont peu visibles dans l’espace public suisse. Nos recherches permettent de montrer que, bien loin d’être silencieux et passifs, les « dominés » mettent en place des moyens d’agir originaux. Ainsi en est-il des personnes séropositives usant du secret pour échapper à l’opprobre, des étrangers négociant et détournant les noms dont on les affuble ou encore des femmes dépendantes économiquement gagnant par un travail empathique auprès de leur mari des plages d’autonomie personnelle. Même sous contrainte, ils agissent et s’aménagent des marges de manoeuvre."

"Identitätspolitische Prozesse in postsozialistischen multikulturellen Gesellschaften sind ein interessantes Beispiel dafür, wie die so genannte Nationsbildung zwischen verschiedenen Eliten und Akteuren ausgehandelt wird. In diesem Buch wird der Fokus auf die Rolle der Jugend in diesem Prozess gelegt, indem diese im Rahmen einer "Identitätspolitik von unten" als aktive Akteure wahrgenommen werden."

"Neapel ist von der Entzauberung der Welt verschont geblieben, und doch ist es eine moderne Stadt. Schon geologisch doppelbödig, hat es eine Affinität zum Zwischenreich ausgebildet : Transgender und Geister, Adoptionsgemeinschaften als Familien, anonyme Totenschädel als Vorfahren. Ulrich van Loyen begibt sich mit seinem wissenschaftlichen Reisebuch in diese Schwellenzonen und versucht, anhand der Totenkulte die Matrix dieser Stadt zu entschlüsseln. Dabei leitet ihn weniger die europäische Hochkultur, für die Neapel eine dauernde Fremdheitsressource darstellt, als vielmehr die teilnehmende Beobachtung am Leben der sogenannten einfachen Leute. In den Gassen der Sanità, in den Unterkirchen der »Seelen im Fegefeuer«, bei Camorristi, die sich als Sozialhelfer geben, durch die Freundschaft mit Seherinnen, die die Toten zum Sprechen bringen und damit den politischen Klientelismus stürzen wollen, wird unter anderem deutlich, dass der Alltag das größte aller Geheimnisse, die Familie ein Mysterium und die Stadt eine permanente Krise bedeuten. Davon kann man mit Neapel erzählen, und damit erzählt Neapel uns."

"Le modèle suisse de formation professionnelle est au centre d’un engouement sans précédent. En Suisse comme à l’étranger, il est loué pour sa gestion basée sur un partenariat public-privé, pour sa capacité à intégrer un nombre important de jeunes au sortir de l’école obligatoire et enfin, pour la qualité de la formation fournie, en phase avec les besoins du marché du travail. Cependant, ces atouts risquent de masquer la haute complexité de ce modèle ainsi que les défis auxquels il est – et sera – confronté. Rassemblant treize contributions de spécialistes du domaine, cet ouvrage passe le modèle suisse de formation professionnelle à la loupe : il fournit les informations factuelles et les outils théoriques nécessaires pour en déchiffrer la complexité et en identifier les défis majeurs."

"Der Steyler Missionar und Ethnologieprofessor Georg Höltker SVD (1895–1976) war ein
unermüdlicher Forscher und Sammler. Er hinterließ wichtige Kollektionen von ethnographischen
Objekten, Fotografien und Studien vor allem aus Neuguinea, die in Museen
in Basel, Neuchâtel und Wien sowie im Haus Völker und Kulturen (Sankt Augustin) und
an der Universität Fribourg zugänglich sind.
Im Oktober 2016 fand an der Universität Fribourg (Schweiz) ein Kolloquium statt, das
sich der Frage von „Ethnographie und Mission“ widmete. Junge Forscher und
Forscherinnen kehrten zu einem Thema zurück, das in letzter Zeit vor allem unter
geschichtlicher Perspektive bearbeitet wurde, und behandeln in den Beiträgen dieses
Bandes das reiche Erbe, das Georg Höltker hinterlassen hat und das eine Verständnisbrücke
zu verschiedenen Kulturen Neuguineas bildet."

"Depuis 50 ans, des recherches sont menées au sein de la Haute école de travail social de Genève. Existe-t-il une spécificité de la recherche en travail social? Comment se déploie-t-elle de la genèse à la transmission?
‘Enquêter, former, publier au cœur de la cité’ offre une multiplicité de réponses qui s’organisent autour de deux axes ; le premier axe touche au lien que la recherche en travail social entretient avec son environnement, le deuxième à son insertion dans la formation supérieure. A partir du lien entre enquête et contexte social, l’ouvrage propose une image des rapports spécifiques développés entre équipes de recherche et actrices et acteurs de la cité, qu’il s’agisse des mandants publics ou privés, du public intéressé, des professionnel·le·s du travail social, des politicien·ne·s, élu·e·s ou des étudiant·e·s.
L’ouvrage permet ensuite de se pencher plus précisément sur les modes de transmission des connaissances développées pour et avec les étudiant·e·s (qu’il s’agisse de la formation de base, du master ou de la formation continue), voire sur la genèse de nouvelles problématiques depuis la formation.
A travers cette dizaine de contributions, ce sont les enjeux qui animent la recherche en travail social qui sont mis en discussion et qui interrogent les notions de partenariat et de destinataire de l’enquête, pour aboutir à une réflexion autour des apports du travail social lui-même à la démarche de recherche et à la production de connaissance."

We also welcome reviews on books not mentioned here. If you want to write a review or to propose a book to review, contact the following persons:

DE /EN: Veronika Siegl: veronika.siegl@anthro.unibe.ch
FR / EN: Sylvain Besençon: sylvain.besencon@unifr.ch