Dossier

Issue 23

Les failles affectives

Ethnographie politique de l’enquête sur remise en liberté

Page 43
Fabrice Fernandez, Stéphanie Gariépy

Through a six-month ethnographic fieldwork into a Canadian District Court (Québec), this article reveals the ambivalent nature in Bail hearing. The aim is to understand how the moral evaluations of the relations between the accused and their «bail» takes place into the neoliberal and managerial orientations of the everyday penal treatment of deviance, participating in the construction of discrediting emotional and affective breaches.

Fabrice Fernandez est professeur de sociologie de l’Université Laval (Qc, Canada). Ses travaux sur la justice, l’univers carcéral, la psychiatrie ou l’itinérance questionnent les limites politiques, sociales et morales fi xées à la libre disposition de soi et de son corps en situation de précarité. Il a publié (ou co-publié) plusieurs ouvrages dont Le langage social des émotions (Anthropo,
2008); Emprises (Larcier, 2010); Juger réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l’Etat (Le Seuil, 2013); Les émotions. Une approche de la vie sociale (Ed. des archives contemporaines, 2013) et At the Heart of the State (Pluto Press, 2015).
fabrice.fernandez@soc.ulaval.ca

Stéphanie Gariépy (MSc.) est doctorante en sociologie à l’Université Laval (Qc, Canada) et intervenante sociale à la YWCA Québec. Sa formation multidisciplinaire en criminologie et en sociologie l’a menée à s’intéresser aux formes alternatives de prise en charge et d’accompagnement des personnes marginalisées, tant dans le domaine de la justice criminelle que dans le champ de l’intervention sociale. Elle mène actuellement des recherches sur les équipes mobiles de suivi en santé mentale au sein de la communauté.
stephanie.gariepy.2@ulaval.ca